L'édito mensuel (17)

Éditorial mensuel de la paroisse Saint Jean-Louis du Levant

L'édito du mois de janvier 2022

Nouvelle année, nouvelles opportunités

L'heure de l'année 2022 a sonné et, selon une vieille tradition bien consolidée à travers des siècles, nous souhaitons qu'elle soit remplie de bonheur, de paix et de joie, mais surtout de bonne santé pour nous tous.
Célébrer le nouvel an, c'est en même temps se projeter vers l'avenir en se posant cette question fondamentale qui est celle de savoir de quoi elle sera faite.  Chacun trouvera sans doute des réponses qui lui conviennent en tenant compte de sa situation personnelle et du rayonnement qu'il voudrait apporter dans sa vie durant ces douze prochains mois que le Seigneur lui accorde.

Mais comme famille de Dieu, paroisse ou communauté ecclésiale, il y a beaucoup de choses que nous aurons à faire cette année, bien sûr avec l'aide de Dieu mais en comptant également sur la bonne volonté, le courage et la détermination de chacun et de chacune d'entre nous. En plus de nos activités habituelles (messes, baptêmes, premières communions, confirmation, mariages, catéchisme, réunions de nos différentes équipes d'animation pastorale...) qu'il nous faudra accomplir avec un esprit renouvelé grâce à la naissance de l'enfant Jésus dans nos cœurs, nous allons nous engager de manière particulière dans la démarche synodale voulue et recommandée par notre Saint Père, le pape François, à tous les diocèses partout dans le monde.

Le sens de cette synodalité consiste à marcher ensemble, main dans la main, avec un regard tourné vers le passé et le présent de notre Eglise en vue d'ouvrir nos yeux sur ce qui a été bien et sur ce qui ne l'a pas été dans notre façon de vivre les différents charismes qui structurent notre vie en tant que peuple de Dieu. À partir de cette réflexion bien mûrie, nous pourrons alors nous tourner vers l'avenir pour brosser un tableau clair et net de l'Eglise que nous voulons pour demain. L'appel à la synodalité nous rappelle en ce sens cette grande vérité prônée en son temps par l'apôtre Paul : "Ainsi donc, écrit-il aux chrétiens d'Ephèse, et à nous tous, vous n'êtes plus des étrangers ni des gens de passage, vous êtes concitoyens des saints, vous êtes membres de la famille de Dieu, car vous avez été intégrés dans la construction qui a pour fondations les Apôtres et les prophètes ; et la pierre angulaire, c'est le Christ Jésus lui-même. En lui, toute la construction s'élève harmonieusement pour devenir un temple saint dans le Seigneur. En lui, vous êtes, vous aussi, les éléments d'une même construction pour devenir une demeure de Dieu par l'Esprit Saint" (Ephésiens 2, 19-22).

Constituer une équipe de 4 à 8 personnes, s'inscrire sur le site du diocèse, se donner un horaire des rencontres, méditer et répondre aux questions posées en faisant un retour sur le site du diocèse, voilà tout ce qu'on attend de nous. Comment allons-nous, enfin, nous positionner par rapport à cet appel du pape et de notre évêque ?  Comme des étrangers ou des gens de passage ? Ou bien comme des citoyens des saints, des membres de la famille de Dieu ? Quelle que soit ta réponse, rappelle-toi que le rayonnement de l'Eglise dépend aussi de toi.

Bonne et heureuse année 2022 à tous,
Père Floribert MULUMBA MUAMBI.

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L'édito du mois de décembre

« En Avent vers Noël – Retour sur notre année »

Il n'est pas étonnant qu'à la fin de chaque année civile, ceux qui sont engagés dans les différents domaines de l'activité humaine portent un regard rétrospectif sur ce qu'ils ont vécu. Dans le but de faire le point sur les réalisations accomplies, les ratés et les difficultés rencontrées et, à partir de là, de tirer des leçons pour l'avenir.
Cette exigence vaut tout son pesant d'or également pour nous chrétiens.

À une époque bien lointaine de la nôtre, Socrate, ce philosophe de l'antiquité grecque, interpellait chacun de ses contemporains sur la nécessité d'avoir constamment un regard critique sur sa vie en ces termes : "Une vie non soumise à un examen, disait-il, n'est pas digne d'être vécue". Des siècles sont passés, mais ses paroles demeurent actuelles. Car sans la capacité de nous remettre régulièrement en cause, il nous sera difficile, voire impossible de mener une vie humaine vraiment authentique.

Vers la fin de sa vie sur terre, notre Seigneur Jésus nous a lancé un appel pressant à la vigilance : "Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées. Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte. Heureux ces serviteurs-là que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller" (Lc 12, 35-37).

La vigilance n'est rien d'autre que l'examen de conscience que nous devons avoir en permanence à propos du témoignage que nous avons à rendre en ce monde à notre Seigneur Jésus-Christ. Ce retour sur notre vécu en tant que chrétiens nous permet à la fois de savoir où nous en sommes réellement dans notre marche à la suite du Christ et de retrouver sans cesse le bon chemin à suivre. "Mieux vaut avancer en boitant sur un bon chemin que de se lancer d'un pied ferme sur une mauvaise voie", affirmait un auteur.

Exhortant chaque fidèle et chaque équipe d'animation pastorale à créer un espace en vue de cette évolution durant ce mois de décembre, rendons ensemble grâce à Dieu pour tout ce qu'il nous a permis de vivre de bien, de beau et de vrai au sein de notre paroisse et de tout notre diocèse. Dans le respect des gestes barrières, nos célébrations n'ont pas souffert de beaucoup de restrictions comme l'année passée.
Les différents sacrements (baptême, première communion, confession, mariage) ont pu être célébrés dans la joie et nous ont permis de grandir dans la foi. Il en va de même de toutes les funérailles célébrées ; elles  nous ont permis de nous ouvrir davantage à ce Dieu qui nous appelle à l'espérance. La fête de saint Jean-louis Bonnard et le pèlerinage des familles à Valfleury, figurent au nombre de ces moments précieux que le Seigneur nous a donnés de savourer ensemble.

Si le rapport de la CIASE nous a tous choqués, bien sûr à juste titre, le temps de l'Avent nourrit notre espérance et constitue une occasion propice de conversion pour nous tous. En accueillant réellement l'Enfant Jésus dans notre cœur, nous serons transformés et notre Eglise deviendra réellement un lieu de vie, de croissance et d'épanouissement pour tous les hommes, particulièrement pour les plus  démunis.

Dans la joie de la venue du Christ, je souhaite un joyeux Noël à vous tous et à vos familles, avec mes souhaits surtout de bonne santé pour l'année 2022.

En Jésus par Marie,
Père Floribert MULUMBA MUAMBI

La lettre de l’église de Saint-Étienne, décembre 2021

L’Eucharistie, trésor de l’Eglise

Le Concile Vatican II rappelle que « La sainte Eucharistie contient tout le trésor spirituel de l'Eglise, à savoir le Christ lui-même, notre Pâque, le pain vivant, lui dont la chair, vivifiée par l'Esprit Saint, est vivifiante. Il donne ainsi la vie aux hommes, les invitant et les conduisant à offrir, en union avec lui, leur propre vie, leur travail, toute la création » (PO 5). En effet, l'Eucharistie rend présent le plus grand acte d'amour de l'histoire de l'humanité : la passion, la mort et la résurrection de Jésus. Pour que son sacrifice reste présent et vivifiant tout au long de l'histoire, Jésus, au cours de la dernière Cène, a institué le sacrement de l'Eucharistie : « Ceci est mon corps livré pour vous... Faites cela en mémoire de moi ». Dans la tradition juive, faire mémoire c'est beaucoup plus que se souvenir : c'est rendre présent. Depuis 2000 ans, l'Eglise célèbre l'Eucharistie, le sacrement qui rend présent le Christ offert en sacrifice pour que nous puissions nous offrir avec lui au Père et aux autres, pour que son sacrifice devienne le nôtre, celui de toute l'Eglise, pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

La liturgie est l'écrin qui nous permet d'approcher de Dieu, de vivre ce mystère inouï de l'Eucharistie. Comment l'aborder de manière juste ? Dieu, le Tout-Autre, est si proche et si grand. Il est notre ami intime et celui qui nous dépasse infiniment ! Comment tenir la simplicité de son humanité et la solennité de sa divinité ? On parle de « mystère », non pour désigner une réalité obscure ou inquiétante, mais parce qu'il s'agit de Dieu lui-même, une réalité si grande que nul ne pourra la saisir entièrement, si belle qu'elle n'aura jamais fini de nous réjouir et de nous combler. La liturgie met chacun de nous face au Christ, mais elle est aussi communautaire : c'est la prière de toute l'Eglise qui nous rassemble en un seul corps. L'Eucharistie est le sacrement de l'unité dans le corps du Christ, le repas fraternel où Dieu se donne à nous, l'action de grâce pour le salut en Jésus-Christ.

Cette « divine » liturgie est aussi une réalité très humaine, faite de prières, de chants, de signes, de gestes, d'attitudes... Elle s'est peu à peu construite en s'appuyant sur la Parole de Dieu, en approfondissant le mystère et en s'incarnant dans différentes cultures. Elle a beaucoup évolué, pour tenir ensemble la fidélité au Christ et la réponse aux besoins spirituels des générations qui se succédaient. Pour que la prière soit juste, accordée à la foi et féconde pour ceux qui y participent, l'Eglise a dû réguler, fixer et réformer la liturgie au fil des siècles.

La réforme décidée par le Concile Vatican II a voulu donner davantage de place à la Parole de Dieu et enrichir notre missel de nombreuses prières anciennes ou plus récentes, afin de répondre aux besoins de notre temps, tout en simplifiant les rites pour les rendre plus accessibles. L'objectif était une participation active et féconde de tout le peuple de Dieu. Il ne s'agit pas de « faire quelque chose » pour éviter l'ennui, mais d'entrer tous ensemble dans le mystère du sacrifice du Christ, d'accueillir son amour et de se donner avec lui, de vivre une communion avec Dieu et entre nous. Afin de faciliter cette participation de tous, la liturgie a aussi été traduite dans les langues usuelles.

Notre missel actuel, dit « de Paul VI », a été promulgué en 1969, en latin. Difficile tâche que celle des traducteurs ! Il fallait que le missel français soit fidèle à l'original latin, écrit en un bon français et le plus compréhensible possible ! La première traduction de 1970 avait mis l'accent sur la qualité du français et la compréhension. Elle avait besoin d'être revue. La nouvelle traduction, que nous utilisons depuis le premier dimanche de l'Avent, est plus fidèle au texte original, pour davantage exprimer la riche diversité des prières. Des formulations en « frères et soeurs » intègrent mieux l'ensemble de l'assemblée. Certaines expressions nous parleront plus, d'autres nous sembleront moins claires, plus complexes, en fonction de notre sensibilité spirituelle et théologique. Par-delà ces différentes approches, nous sommes appelés à recevoir la liturgie, comme on reçoit la foi, une réalité qui nous dépasse et dans laquelle nous sommes invités à « entrer » pour y puiser la vie. Recueillons ce qui nous nourrit aujourd'hui, en acceptant de ne pas tout saisir immédiatement : cela pourra parler à d'autres ou nous parler plus tard. Puisse surtout la promulgation de cette nouvelle traduction nous permettre de redécouvrir les richesses de notre liturgie, nous donner envie de mieux y entrer pour mieux en vivre, tous ensemble.

Sylvain Bataille, Évêque de Saint-Étienne

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L'édito du mois de novembre

« Invité à être heureux ! »

En cette saison, l’actualité nous attriste, le temps est maussade et le moral en berne ! Pourtant, Novembre commence avec la fête de La Toussaint et cette Bonne Nouvelle : Jésus nous invite à être « Heureux », ou, tout du moins, à le devenir (Évangile Mt 5,1-12) ! Dans l’équipe « Pastorale du deuil » de la paroisse, nous nous sommes demandés comment notre mission pouvait nous mettre sur ce chemin :

- Ma mission avec l’équipe funérailles de la paroisse m’apporte beaucoup : le fait d’accueillir des personnes, des familles, de les écouter nous parler de leur vécu avec leur défunt, de leur peine, de leurs questions, de leur révolte parfois, crée des liens particuliers entre ces personnes et nous…

- Faire partie du service funérailles, pour moi, c’est une manière d’apporter un peu de réconfort et d’attention aux familles dans la peine. D’être présente, avec elles, dans cette démarche de respect et d’amour pour la personne défunte…

- Réfléchir et approfondir les lectures bibliques à la lumière de ce qu’ils nous disent de leur défunt est un travail qui me remet en question et me permet de voir les choses différemment dans ma manière d’agir et de les aborder avec un autre regard…

- Je me sens interpellé dans mon existence personnelle et aussi dans ma foi, et avoir l’occasion d’en témoigner, je trouve ça intéressant et valorisant. Cela m’oblige à creuser la question du sens de ma vie et de mon rapport aux autres et à Dieu, de mon Espérance, et je trouve que ça me fait grandir. Cela a été un peu le moteur de mon engagement dans l’Eglise et, notamment dans l’équipe funérailles…

- Souvent, à la fin de la cérémonie, les familles nous disent « merci » et cela nous encourage. Quand quelqu’un vous dit « merci », c’est que vous avez contribué à quelque chose qui le rend heureux…

- Depuis que je m’en occupe (2015), ça m’a beaucoup apporté au point de vue de l’animation des cérémonies et du relationnel avec les autres ; avoir fait des connaissances et être utile à servir l’église et les familles de cette manière me rend heureux…

- Les échanges et partages entre membres de l’équipe des différents villages me donnent le sentiment d’appartenir à une même communauté fraternelle…

- Depuis le début de mon engagement, j’ai été fier et heureux de pouvoir témoigner et proclamer publiquement ma confiance et mon attachement au Christ qui nous aime et nous sauve…

- Nouvelle arrivée, j’espère que je saurai, avec les autres membres de l’équipe, rendre tangible l’amour de Dieu pour chaque personne quelle que soit son histoire, unique et sacrée…

- L’âge avançant, je ressens l’urgence de transmettre le message d’Amour et d’Espérance du Christ, reçu de mes ainés dans la foi, à mon entourage, à des plus jeunes qui prendront le relais…

- Lorsqu’on accepte d’accompagner les familles en deuil, on se pose la question : est-ce que je vais être à la hauteur ?... Nous avons profité de l’aide de nos ainés qui nous ont accompagnés et des différentes formations qui nous sont proposées... Cette expérience est enrichissante.

Tous les baptisés sont appelés à s’engager dans la vie et la mission de l’Eglise, en fonction de leurs possibilités, leurs talents et leur charisme. L’équipe de la Pastorale du deuil et d’autres services d’Eglise ont besoin de forces neuves (les équipes liturgiques en particulier).

Venez ! Marchons ensemble, à la suite de Jésus, vers le Royaume de Dieu et le Bonheur promis !

Les membres de la Pastorale du deuil de la paroisse.

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L'édito du mois d'octobre

« N’ayons pas peur ! »

La peur est un sentiment qui paralyse. Elle nous conduit vers le repli sur soi et ouvre la porte au communautarisme, à la défiance et l’inaction. Elle nous vole notre liberté et nous donne toutes les excuses à un manque d’engagement et de don de soi.

Oser quitter le chemin de la peur est la condition à tout changement - toute conversion - tant personnel que collectif. Quand nous préférons le dialogue au silence, la rencontre à l’isolement, risquer sa vie plutôt que son confort, agir ensemble pour le bien commun alors nous retrouvons le chemin de tous les possibles.

Il est temps de redonner de l’éclat à notre monde en étant Lumière.

Pour cela il nous faut retrouver la confiance et le courage, deux attitudes fondamentales de notre existence humaine qui invitent à l’espérance pour notre monde actuel.

La confiance prend sa source dans notre foi en Dieu ; confiance en soi car aimé de Dieu, confiance en l’autre, car lui aussi aimé de Dieu. Alors notre foi ne peut qu’être créatrice de relation de confiance, mais aussi de liberté d’esprit et d’ouverture de l’intelligence. Mais il nous faut aller plus loin et reconnaitre que cette foi en Dieu révélée par le fils, Jésus Christ est aussi source de toute volonté. Se donnant pleinement par Amour du Père et des Hommes, révélant la présence de l’Esprit Saint, nous offrant la vie éternelle, il est avec son Père source de courage dans la participation à la vie de la société, dans la recherche du bien, dans l’engagement des hommes et des femmes de bonne volonté.

Les Apôtres pour qui les temps étaient assurément plus incertains que les nôtres ont osé ignorer leurs peurs en s’engageant pleinement avec confiance et volonté auprès du Christ. Alors il est temps pour nous, emprunts de la même foi, fortifiés par l’Esprit de prendre à notre tour notre bâton de pèlerin et rejoindre le Christ sur le chemin de notre humanité.

Et nous percevons bien que pour relever les défis de notre monde, il est précieux d’avoir des hommes et des femmes de confiance et de courage pour construire un monde plus juste et plus fraternel.

Marion Callet
Véronique Collin
Pour la coordination paroissiale

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L'édito du mois de septembre

C’est la rentrée !

Nous voilà donc arrivés en septembre. En vous souhaitant d’avoir passé un bel été, avec des moments de véritable repos, de partage en famille, entre amis, de découvertes… et en espérant que vous allez bien !

L’équipe pastorale et l’ensemble de la paroisse tiennent à remercier tous les prêtres qui sont venus célébrer avec nous et nous permettre de partager l’Eucharistie. Grand MERCI à Monseigneur Bataille, Père Georges, Père Flavien, Père Luis, Père Jean Tardy, Père Thierry Reynaud.

Malheureusement, nous terminons avec la triste nouvelle du décès de Père Jean Jacques Thivillier. Merci aussi à lui pour sa conduite de notre paroisse il y a quelques années et des liens que nous avons tissés.

Nos vies vont donc reprendre un rythme plus classique, mais avec cette rentrée, nous vous proposons de vivre encore de beaux échanges, de belles rencontres, de beaux témoignages :

- Le 5 septembre à St Christo : fête paroissiale de Saint Jean Louis Bonnard, avec le témoignage des pèlerins partis au Vietnam en octobre 2019 sur les pas de notre Saint Patron.

- Le 3 octobre à Saint-Héand : messe de rentrée, pour lancer la nouvelle année paroissiale avec ses défis à relever.
Les équipes synodales, stoppées en mars 2021, vont être à nouveau proposées : l’occasion de réfléchir et de dire l’avenir que nous souhaitons pour le diocèse et pour le partage de l’Evangile, pour le partage de notre foi en général.

Voyons vraiment aussi comment étoffer nos équipes : on en parle régulièrement...

Certes, notre évêque lui-même et l’Evangile du dimanche 22 août nous le disent bien (Saint Jean 6-69) ; Jésus lui-même a connu des abandons, des départs de ses disciples, qui ne l’ont plus suivi. Jésus nous redemande toujours : « Qui voulez-vous servir ? ». Sachons lui répondre : « Seigneur, à qui irions-nous ? ».

Gardons confiance et foi ; soyons des témoins joyeux et lumineux de la Bonne Nouvelle d’Amour. Essayons de tisser des liens avec les familles des baptisés, des enfants du KT, de l’aumônerie, avec les confirmés, les familles en deuil...

- Le 16 octobre : pèlerinage des familles à Valfleury. Nous aurons l’honneur d’y accueillir les reliques de Sainte Bernadette !
Aussi, sous le regard de Marie également, demandons-lui de nous accompagner tout au long de cette nouvelle année. Ayons en tête son exemple. Elle venait d’une famille modeste. Pour dire que la foi n’est pas qu’une affaire d’instruction ; il s’agit avant tout de savoir ouvrir son cœur à la Bonne Parole et écouter ce qu’elle nous inspire de bon, sans retenue, « en acte et en vérité ».

Belle rentrée à chacun !

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L'édito du mois de juillet & d'août

Voilà l'été

Nous voici à la fin de l'année scolaire, à la fin de nos saisons sportives. C’est aussi la fin d’année de nos activités associatives et mouvements... C’est le moment de faire également une petite pause dans nos activités paroissiales.

C'est le temps du repos, du bilan, du regard posé sur ce que nous avons vécu cette année, afin de le poursuivre, l'améliorer pour la rentrée. Cette année a encore été particulière ; mais à la différence de 2020, nous avons pu vivre nos célébrations et sacrements (certes, avec la contrainte des règles sanitaires, mais nous avons pu prier ensemble). Remercions-en le Seigneur !

Pensons toutefois aux fiancés pour qui l'organisation de leur mariage est encore compliquée. Le 26 juin, nous avons pu leur montrer notre soutien en priant avec eux lors du temps d'intercession proposé.

Rendons grâce au Seigneur aussi pour les Premières Communions qui se sont déroulées en juin. Que ces enfants continuent leur engagement, leur découverte et leur témoignage de l'amour du Christ, qui reste à nos côtés et nous accompagne. Renouvelons bien cette foi nous aussi, chaque fois que nous participons à l'Eucharistie.
Pentecôte 2021, c'était le Jubilé du diocèse de Saint-Étienne. Pour le fêter tous ensemble, des propositions sont en réflexion.
Et de notre côté, comment voyons-nous l'avenir de notre Église pour les prochaines années, décennies ?

La question nous est (re)posée ; nous serons à nouveau invités à y répondre en mettant en place et/ou en participant à une équipe synodale (d'autres précisions vous seront données à la rentrée).

En attendant, mettons à profit cette période des vacances pour nous ressourcer, prier avec le Seigneur, aller à la rencontre des autres... Prenons le temps de vivre ce que nous n'avons pas le temps de faire le reste de l'année.
Pensons aussi à ceux qui, au contraire, sont isolés, sans visite ou trop peu de rencontres, à ceux qui sont malades. Sachons les remarquer déjà, et aller leur proposer notre aide, notre partage de moments avec eux.

Ce sont les vacances mais l'amour, la joie, le soutien, la bienveillance à partager ne doivent pas se mettre en suspens ; bien au contraire !
Demandons à Marie, notre Mère du ciel pleine de tendresse, de nous y aider et de nous protéger pendant cette pause.

Bonnes et reposantes vacances à tous.

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L'édito du mois de juin

Après les belles célébrations de Pentecôte et du jubilé d'Or de notre diocèse, qui nous ont procuré sans doute beaucoup de joie et en même temps permis d'envisager avec espoir l'avenir de notre mission évangélisatrice dans la Loire, nous voici arrivés au mois de juin, le dernier de nos activités pastorales avant les vacances d'été. Ce mois est celui des premières communions, de la dernière rencontre des fiancés, mais il est aussi celui où nous sommes appelés à poser un regard rétrospectif sur tout ce que nous avons vécu depuis le début de l'année pastorale.

 

Regarder en arrière et évaluer la distance parcourue, dans un esprit de reconnaissance envers Dieu pour tant de moments riches en grâces partagés lors de nos différentes célébrations et rencontres, même à distance, est une exigence fondamentale de notre vie si nous voulons grandir humainement et spirituellement de manière intentionnelle. C'est dans cette optique que nous offrirons également nos faiblesses et nos fragilités à la miséricorde de Dieu, confiants que ce qui compte le plus à ses yeux c'est notre engagement, notre ferme volonté de lui rendre témoignage, malgré des limites inhérentes à notre condition humaine et des difficultés indépendantes de notre bonne volonté comme c'est le cas avec la crise sanitaire liée au covid 19 que nous continuons à affronter jusqu'à ce jour.

En passant ce beau moment d'auto-évaluation individuellement, comme en équipe, nous nous rappellerons cependant que le but final consiste à nous projeter vers le futur pour envisager des initiatives pastorales que nous pourrons mettre en place à la prochaine rentrée pastorale. Tout cela, nous le remettons entre les mains de Dieu, persuadés que son Esprit Saint agit dans nos cœurs et qu'il nous inspirera ce qui est juste pour la bonne marche de notre communauté paroissiale. Qu'il en soit ainsi grâce à l'intercession de la Vierge Marie, notre mère du ciel, de saint Joseph, son époux chaste, et de saint Etienne, le patron de notre diocèse.

Père Floribert MULUMBA MUAMBI

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L'édito du mois de mai

Esprit de Pentecôte, viens nous embraser !

Joli mois de mai !... Mois de l'espérance de règles sanitaires plus souples, de liberté retrouvée, de délivrance, de malades qui guérissent. En écrivant ces mots, je pense à la peste à Lyon et aux prières faites à Marie pour épargner la ville. En ce mois de mai, mois de Marie, demandons-lui plus que jamais de protéger nos familles et nous aider à (finir de) traverser cette pandémie.

Le 2 mai, nous souhaitions fêter notre saint patron : saint Jean Louis Bonnard, avec des membres de sa famille. Malheureusement, c'est une nouvelle fois reporté. L’équipe pastorale réfléchit à le reprogrammer en septembre ou octobre.

Mai 2021, c'est aussi l'anniversaire du diocèse de Saint-Etienne, dont nous vous parlons depuis quelque temps déjà.

Créé à la Pentecôte 1971, le diocèse de Saint-Étienne s’apprête à fêter ses 50 ans dans un contexte difficile, une crise sanitaire, économique et sociale inédite. Ce petit virus est venu bousculer nos projets pour ce temps de « Jubilé », préparés de longue haleine : le lancement en février 2020 d’une démarche synodale (stoppée avant même d'avoir pu démarrer), la perspective d’un grand évènement diocésain à la Pentecôte 2021, initialement prévu au Parc Expo.

Alors, est-il bien temps de… « jubiler » ?
D’une certaine façon la coïncidence de cet anniversaire, avec une crise sociale, écologique et même spirituelle majeure nous invite à entrer plus avant dans un « temps long » pour puiser au cœur de ce qui fait notre humanité, dans la foi, l’espérance, la charité !

« Héritiers, nous sommes un maillon d’une grande chaine et nous avons à transmettre le don reçu aux générations suivantes, avec confiance, en acceptant qu’elles poursuivent le chemin à leur manière, avec leur grâce propre, en acceptant de mourir le moment venu. Le monde change, l’Église aussi, les besoins et les appels évoluent. Pour être fidèle au Christ et à l’Évangile, il nous faut accepter d’évoluer, avec tout ce que cela comporte de renoncements. Les miséricordes de Dieu et la générosité des hommes ne sont pas épuisées, l’Esprit n’a pas fini de nous surprendre. L’Action de grâce est donc aussi à venir. »
Mgr Sylvain Bataille, janvier 2021, extrait de l’éditorial de la Lettre de Saint-Étienne.

Plus que jamais, l’essentiel demeure : 2021 doit être, pour notre Église diocésaine, un temps pour raviver notre joie !

C'est ce que nous expliquait Mgr Ricard, dans sa visio conférence du 7 avril :
Nous avons des charismes, des dons différents à déployer, à mettre au service de nos frères. Et pas besoin de grandes études pour partager l'expérience de notre rencontre avec le Christ, comment il nous accompagne et soutient chaque jour.

Certes, mais comment être missionnaire dans un monde que le fait chrétien n'intéresse pas ? Faisons confiance en l'Esprit Saint. Il est présent dans chacun des hommes, même ceux qui sont indifférents à l'Evangile. Alors, osons échanger avec eux, cheminons à leur côté. Le souffle de l'Esprit circule toujours et partout.

Et la démarche synodale proposée permet justement de se convertir les uns les autres : « Par quels chemins Seigneur, veux-tu nous faire passer ? » Il est important d'en discuter ensemble, cherchons ensemble à servir au mieux le Seigneur.
« Nous sommes le corps du Christ, chacun de nous est un membre de ce corps. Chacun reçoit la grâce de l'Esprit pour le bien du corps entier. »

Soyons un membre actif, avec nos propres dons, du corps du Christ dans notre vie de tous les jours.
Témoignons, partageons aux autres la joie, la force, la confiance, l'amour que notre foi nous apporte.

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L'édito du mois de mars

Tenir bon

Nous venons à peine de commencer le temps fort du carême, en douceur mais avec détermination, conscients du parcours qui nous reste à faire, des efforts à fournir, mais en même temps persuadés que nous ne sommes pas seuls, car Dieu nous accompagne sur ce chemin de retour à lui. Vivre le carême, c'est avant tout accueillir l'appel à la conversion que Dieu nous lance, et ainsi nous engager à vivre à fond les engagements de notre baptême. C'est tout un combat à mener.

En fait, le carême est le moment propice pour nous ouvrir au combat spirituel comme nous le rappelle cette antienne très souvent citée au début de la prière des laudes en ce temps fort de la vie de l'Eglise : "Les yeux fixés sur Jésus, nous dit-elle, entrons dans le combat de Dieu". L'enjeu de ce combat, c'est notre libération, notre salut éternel. Et la bonne nouvelle pour nous, c'est que Dieu s'engage à combattre le mal qui est en nous, qui ronge notre cœur et qui nous éloigne de son amour. Il veut restaurer en nous son image ternie par nos péchés et nous faire redécouvrir la joie qu'il y a à vivre en sa présence, en tant que ses enfants.

Sans aucun doute, ce combat est aussi le nôtre, car il s'agit pour nous de lutter, avec l'aide de Dieu, contre nos mauvaises habitudes afin de retrouver la meilleure version de nous-même en tant qu'êtres humains, personnes créées à l'image de Dieu. Nous savons que ce combat, à la fois dur et difficile à vivre, exige beaucoup de nous, surtout que l'ennemi se trouve en nous.

Quoi qu'il en soit, nous ne pouvons pas paniquer, car Dieu est notre allié ; avec lui, nous sommes convaincus que nos moindres efforts seront couronnés de succès.

Dans cette lutte contre tout ce qui nous tire vers le bas et nous empêche de construire un monde juste et fraternel, un monde où toute la nature se trouve respectée, nous pouvons également compter sur l'aide de tous les saints du ciel, particulièrement de saint Etienne, le patron de notre diocèse, lui qui accompagne nos pas en cette année jubilaire, de saint Jean-Louis Bonnard, le patron de notre paroisse et surtout de saint Joseph dont nous admirons la foi et les vertus en cette année spéciale qui vient de lui être consacrée par notre Saint Père, le Pape François. De saint Joseph, nous savons qu'il était "un homme juste". Cette justice dont il a fait preuve toute sa vie revêt une signification particulière pour nous aujourd'hui. Nous sommes appelés à la comprendre dans sa signification biblique, comme ouverture et accueil de la volonté de Dieu dans notre vie.

Autant le prix à gagner est grand, autant les épreuves à surmonter sont nombreuses. Acceptant de laisser le plan d'amour que Dieu a pour nous se réaliser dans nos vies, prenons un bel élan, tenons le cap et entrons en toute confiance dans cette aventure qui va nous renouveler, et surtout nous permettre de vivre notre idéal d'être dans la Loire, "une Eglise ardente, fraternelle et missionnaire".

Père Floribert MULUMBA MUAMBI, curé de la paroisse

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L'édito du mois de février

Entrons dans le Carême

Ce mois de février va marquer l'entrée dans le Carême.

Durant cette période de Carême, nous sommes invités à nous donner des moyens concrets, dans la prière, la pénitence et l’aumône pour nous aider à discerner les priorités de notre vie. Le temps du Carême est un temps autre qui incite à une mise à l’écart pour faire silence et être ainsi réceptif à la Parole de Dieu.

Le thème du CCFD cette année est : « Nous habitons tous la même maison ».

Ainsi, depuis le Mercredi des Cendres jusqu'au 5e dimanche de Pâques, nous évoluerons, grandirons, réfléchirons avec toujours à l'Esprit que nous sommes créature de Dieu, au milieu de toute la Création (notre « maison commune », la Terre), que ce soit la nature et tous ses habitants (animaux et humains).

Comment je respecte cette création qui nous a été confiée par Dieu ? Quel lien je crée, je maintiens avec la nature et avec les autres qui m'entourent ?
Et comprendre que si je prends soin de la nature, des autres, de la relation que j'ai avec, je respecte et entretiens ainsi mon lien avec Dieu.

Ce mois de février va marquer l'entrée dans le Carême. Durant cette période de Carême, nous sommes invités à nous donner des moyens concrets, dans la prière, la pénitence et l’aumône pour nous aider à discerner les priorités de notre vie. Le temps du Carême est un temps autre qui incite à une mise à l’écart pour faire silence et être ainsi réceptif à la Parole de Dieu.
Le thème du CCFD cette année est : « Nous habitons tous la même maison ».
Ainsi, depuis le Mercredi des Cendres jusqu'au 5e dimanche de Pâques, nous évoluerons, grandirons, réfléchirons avec toujours à l'Esprit que nous sommes créature de Dieu, au milieu de toute la Création (notre « maison commune », la Terre), que ce soit la nature et tous ses habitants (animaux et humains).
Comment je respecte cette création qui nous a été confiée par Dieu ? Quel lien je crée, je maintiens avec la nature et avec les autres qui m'entourent ?
Et comprendre que si je prends soin de la nature, des autres, de la relation que j'ai avec, je respecte et entretiens ainsi mon lien avec Dieu.
Voici quelques mots du Pape François, lors de la messe qu’il a célébrée sur une place Saint Pierre désertifiée le 27 mars 2020, en pleine période de confinement :

« Nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous nous trouvons tous. Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent : " Nous sommes perdus " (v. 38), nous aussi, nous nous nous apercevons que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble. »

Alors, mettons à profit ce temps de conversion pour mieux vivre ensemble, dans le respect, la paix, le partage et la joie, avec en tête aussi l'anniversaire du diocèse cette année. Malgré les apparences et la situation actuelle, nous sommes entrés dans l'année Jubilaire.

Veillons toujours à faire vivre une église plus ardente, plus fraternelle, plus missionnaire ! Avec les différents talents que nous avons tous !

Yolande Fayolle, Marie-Pierre Veyret, Bernard Rivoire

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L'édito du mois de janvier

Nouvel an, appel à l’espérance

Chers frères et sœurs,

A l’aube de cette nouvelle année, nous formulons naturellement des bons vœux pour nous-même, nos proches ainsi que pour toute l’humanité, voulant que les douze prochains mois soient remplis de paix et de joie, de bonne santé et de bonheur pour tous. Plus qu’une simple habitude, pour nous il s’agit d’un acte de foi.

La liturgie du premier jour de l’année est claire à ce point. En célébrant la Vierge Marie Mère de Dieu et la journée mondiale de la paix, elle place l’avenir des hommes sous le signe de la bénédiction. Par la bouche de Moise, Dieu lui-même explique aux prêtres comment ils devront bénir son peuple : “Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !” (Nb 6, 22-27).

Bénir, c’est dire du bien, souhaiter une vie abondante, pleinement accomplie à l’autre ; c’est vouloir que chacun mène une vie harmonieuse, dans la mesure où il se laisse toucher et transformer par l’amour de Dieu et qu’il devient à son tour un reflet de cet amour pour ses frères. En l’Enfant Jésus, né de la Vierge Marie, culmine la bénédiction de Dieu pour toute l’humanité. En lui, l’amour de Dieu pour l’homme est devenu visible, palpable, de sorte que, pour nous chrétiens, présenter nos bons souhaits aux autres, est fondamentalement un engagement à mettre en œuvre tout ce qui est à notre pouvoir, en suivant l’abaissement du Christ et avec l’aide de Dieu, pour rendre l’avenir agréable à tous. Chaque début de l’année, à travers les belles paroles échangées, nous réaffirmons notre volonté de construire un monde fraternel où il fait beau vivre pour tous en suivant l’exemple de notre Seigneur Jésus-Christ.

Par-delà les orages du temps présent liés à crise sanitaire actuelle, entrons dans cette nouvelle année, pleins d’espérance en la constante protection de Dieu. De même qu’il a été avec nous hier, de même, nous le croyons, il sera avec nous tout au long de cette année ; il nous gardera comme la prunelle de ses yeux. Puisse-t-il répandre à profusion ses grâces sur chacun et chacune de nous, sur nos familles, sur notre diocèse ainsi que sur toute l’humanité ; qu’il rende nos jours meilleurs afin que « trouvant la force nécessaire dans les biens qui passent », nous recherchions les biens éternels avec plus de confiance.

Bonne et heureuse année 2021 à tous.

Père Floribert MULUMBA MUAMBI, curé de la paroisse

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L'édito du mois de décembre

De l’Avent à Noël, pour entrer dans la prière d’adoration

Nous voilà arrivés au terme de l’année 2020. La fête de Noël pointe à l’horizon. Comment va-t-elle se passer ? Le souvenir de l’épidémie actuelle hante notre esprit. Difficile pour nous de nous en défaire. Chacun en a souffert et en souffre encore d’une façon ou d’une autre. Certains l’ont ressentie dans leur propre corps ; d’autres ont perdu un être cher à qui ils n’ont pu convenablement faire les derniers adieux. Les masques ne nous quittent pas ; et la distance avec les autres s’impose, avec bien d’autres gestes barrières. Avec tout cela, bien sûr, Noël ne sera pas comme d’habitude. Mais une chose est certaine. La joie de la venue du fils de Dieu dans nos vies et dans notre monde, fût-il malade, ne sera pas pour autant moins grande dans nos cœurs.

Le temps de l’Avent nous ouvre à cette espérance. Nous ferons chacun pour sa part et tous ensemble ce qui est en notre pouvoir pour le vivre à fond. Notre capacité à rester unis, attentifs les uns envers les autres est un atout sur lequel nous pouvons compter. Ce dernier nous a permis de garder allumée la lampe de notre foi et de vivre des moments heureux, malgré la crise actuelle. C’est ainsi que des baptêmes, premières communions, mariages…ont été célébrés avec joie et avec ferveur sur notre paroisse. Il en est de même de nos célébrations eucharistiques, chaque fois que cela était possible et de nos précieux moments d’adoration du Saint Sacrement, au cours desquels, dans un tête-à-tête avec le Seigneur Jésus, nous nous laissons habiter par sa présence, source de notre croissance spirituelle.

L’Avent nous appelle à la conversion du cœur, une attitude fondamentale sans laquelle il nous sera difficile, voire impossible de vivre réellement Noël.
Quatre étapes sont à franchir sur notre parcours. D’abord, « veiller », c’est-à-dire prendre conscience de la qualité de notre relation avec Dieu et avec les autres. Ensuite, savoir reconnaître les « messagers » que Dieu nous envoie. Ils sont comme des guides pour nous ramener sur le terrain de la vie intérieure ou de la rencontre avec lui au plus profond de nous-mêmes, tout en sachant qu’il nous revient à notre tour d’être ses messagers pour le bien de notre prochain. Et puis, « rendre témoignage à la lumière ». Cela revient à dire, laisser les œuvres de l’Esprit Saint rayonner dans nos vies grâce à une charité de plus en plus inventive, surtout envers les plus démunis, car nous sommes « tous frères ». Comme des anges, portons la bonne nouvelle aux autres, en mettant nos qualités à leur service. Enfin, à la suite de la Vierge Marie, apprendre à dire « oui » avec foi et espérance, conscient que « rien n’est impossible à Dieu ».

Ayant fructueusement parcouru ces étapes, la magie de Noël s’opérera effectivement dans nos cœurs. « L’Emmanuel, Dieu avec nous », nous comblera de sa joie. Ainsi, réconfortés par sa présence, nous pourrons, au soir du dernier jour de l’année, d’un cœur unanime, faire monter vers Dieu notre Père notre hymne de louange en signe de reconnaissance pour sa constante protection.

En remerciant chacun et chacune d’entre vous pour son engagement et son témoignage de foi qui font grandir notre paroisse, je souhaite à tous un fructueux temps de l’Avent, une joyeuse fête de Noël et une bonne et heureuse année 2021.

Père Floribert MULUMBA MUAMBI, curé de la paroisse

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L'édito du mois de novembre

Novembre dans l’Espérance

Comme chaque année, le début novembre est un moment fort pour nous souvenir de nos défunts. Traditionnellement, nous allons visiter en famille leur lieu d'inhumation ou celui où ont été déposées leurs cendres, et nous recueillir. Pour nous, Catholiques, les fêtes de la Toussaint et de la Commémoration des fidèles défunts vont nous permettre de vivre ce moment dans la foi et l'espérance de la Résurrection.
Depuis le 2 novembre 2019, de nombreuses familles de notre paroisse ont vécu le décès d'un proche. Le confinement et les mesures sanitaires dues la pandémie ont rendu cette séparation encore plus douloureuse :

  • Pour les morts de la COVID-19, aucun contact n'a été possible, au point de priver les enfants ou le conjoint d'un dernier recueillement auprès du corps du défunt.
  • La crainte de la contamination et les restrictions de déplacement n'ont pas permis aux membres de la famille de se réunir.
  • Le port du masque obligatoire et le principe de distanciation sociale n'autorise plus le moindre geste d'affection, souvent plus parlant que les mots.

Pour les funérailles, il a fallu s'adapter. Quand cela a été possible, le prêtre et un membre de l'équipe ont accompagné les défunts et leur famille restreinte au cimetière ou à l'église. Le déroulement des célébrations a été préparé par téléphone ou par internet.
Isolés dans nos logements, le contact humain nous a manqué. Nous nous rendons compte à quel point il nous est nécessaire… et encore plus quand nous vivons une épreuve difficile.
Après le confinement, nous avons repris contact avec toutes ces familles pour leur proposer de nouvelles célébrations ouvertes à la communauté, chacune a répondu selon son ressenti. Certaines familles préfèrent attendre un recul de la pandémie pour organiser une rencontre conviviale. D'autres ont demandé une messe pour un ou plusieurs défunts, une intention au cours d'une messe dominicale, une célébration de funérailles lorsque cela n'avait pas pu avoir lieu...
Nous nous sommes réunis à l'église, en respectant les gestes barrières que le souci de nous protéger et de protéger les autres nous impose (gel hydraulique, masques, distance d'un siège sur deux...)  Nous avons pris le temps d'évoquer avec gratitude ceux qui sont partis, de leur rendre hommage dignement, de prier pour eux, de leur dire à-Dieu.
Notre espérance est bien de les retrouver un jour auprès de Dieu, quand il nous réunira dans la plénitude de son Amour.
Sur notre paroisse :

  • L'équipe funérailles se tient au service des familles en deuil.
  • Un groupe du mouvement "Espérance et Vie" a pour but d'apporter un réconfort moral et spirituel aux personnes dont le conjoint est décédé et qui ont besoin de cet accompagnement.

A Saint-Étienne, JALMALV (Jusqu'à La Mort Accompagner La Vie), JONATHAN PIERRES VIVANTES, ReBonDir Avec…Loire peuvent aider à traverser ce moment difficile du deuil. C'est aussi la mission de chaque baptisé d'être attentif aux personnes de l'entourage qui sont en attente d'une visite, d'une écoute bienveillante, d'un réconfort.
Le 22 novembre, en la fête du "Christ Roi de l'Univers", Jésus nous rappelle :
« Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait »
Le Christ est devant nous. Il nous guide jusqu'à Lui. Saurons-nous Le reconnaître ?

Pour l'équipe funérailles : Marie-Reine Grataloup

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L'édito du mois de Septembre

Chers frères et sœurs

Ce mois de septembre va marquer pour les écoliers, mais aussi pour certains paroissiens, la reprise des activités.

Le temps de l’été a permis pour certains d’entre nous de nous reposer ou de changer d’air. Il a pu être aussi l’occasion, dans la mesure du possible, de vivre des moments privilégiés lors de rencontres avec nos proches et avec bien d'autres personnes d’être source de joie et d'épanouissement. A ceux-là, je dirais que le terrain est propice pour aborder avec sérénité, avec courage, avec enthousiasme et détermination cette rentrée pastorale à la lumière du jubilé de notre diocèse : « Vers une Église toujours plus ardente, fraternelle et missionnaire ». C’est avec ce désir ardent du missionnaire que nous pourrons apporter à nos frères et nos sœurs dans l’épreuve, l’annonce de la bonne Nouvelle de notre salut dans la joie évangélique.

En effet, ce mois de septembre sera surtout celui des premières communions sur notre paroisse ; elles commenceront le dernier dimanche du mois d’août. Ce sera un moment de grande joie pour nos enfants qui recevront le corps du Christ pour la première fois dans leur vie, pour leur famille ainsi que pour toute notre communauté paroissiale.

Nous pourrons ensemble redécouvrir la place de l’Eucharistie dans notre vie de croyant : Elle est « source et sommet de la vie chrétienne ». Bien plus encore, l’occasion nous sera donnée de prendre conscience de la vocation qui est la nôtre en ce monde : devenir de jour en jour pain de vie pour la croissance humaine et spirituelle de nos frères et sœurs. Nous puiserons dans l’eucharistie, la force nécessaire pour un nouvel élan missionnaire afin de bâtir dans la paix et dans la joie notre paroisse et notre diocèse.

La fête de la Nativité de la Vierge Marie le 8 septembre et le pèlerinage des familles à Valfleury le 3 octobre, seront également des moments privilégiés où, à l’école de la Vierge Marie, nous apprendrons à remettre nos vies entre les mains de Dieu afin que, comme un potier, il donne à chacune d’elles la forme qu’il désire. En ce sens, nous deviendrons des pierres vivantes pour l’édification de notre paroisse, mais aussi des disciples missionnaires dociles à la voix du Seigneur et remplis de zèle et de ferveur pour l’annonce de l’évangile.

C’est ainsi qu’à travers nos différentes célébrations liturgiques, Dieu nous appelle à « Cultiver un climat de confiance mutuelle et une amitié sincère, à une époque où la collaboration et l’unité deviennent de plus en plus nécessaires ». Dieu nous convoque, nous pousse à sortir de notre individualisme, de notre tendance à nous renfermer sur nous-mêmes et nous appelle à faire partie de sa famille (Pape François, cf, audience générale du 29 mai 2013). Alors, à nous qui sommes engagés dans la pastorale au sein de notre paroisse à quelque niveau que ce soit, à nous qui hésitons encore de nous engager au service de notre paroisse pour l’une ou l’autre raison et à tous nos fidèles, sachons retrouver ce sens de notre appartenance à l’Eglise, notre famille spirituelle. Puisse-t-elle devenir toujours davantage objet de notre attention et de nos soins afin qu’elle reflète partout l’amour du Christ pour le monde, surtout pour les plus petits.

Demandons au Seigneur, de manière particulière en cette année, la dernière de notre marche synodale vers le jubilé diocésain, d’attiser en nous la soif de nous mettre résolument au service de son Eglise. Et que Marie, la mère de Dieu et notre mère, nous accompagne dans notre engagement pour une « Église toujours plus ardente, fraternelle et missionnaire ».

Bonne rentrée à tous,
Père Floribert MULUMBA
Curé

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L'édito du mois d'Octobre

Octobre, mois missionnaire

En 1997, le Pape Jean-Paul II a proclamé Ste Thérèse de Lisieux docteur de l’Église, titre qui faisait suite à sa proclamation de patronne des Missions, et la célébration de sa fête depuis sa canonisation en 1925, au 1er octobre de chaque année. Et c'est donc comme chaque année, avec Ste Thérèse de Lisieux que notre mois d'octobre s'ouvre ; il exprime le désir de répondre à un appel toujours plus missionnaire.

Nous qui sommes rentrés, qui avons repris nos activités professionnelles, associatives, nos engagements divers et pas uniquement en paroisse, comment allons-nous répondre à cette invitation "nouvelle" ?
Notre réponse toute personnelle peut s'inscrire dans la participation active à l'une des propositions aux différents événements que va vivre notre paroisse, tout au long de ce mois.

- - Le 3 octobre, le service diocésain de la pastorale familiale avait prévu un pèlerinage des familles… pèlerinage pour nous mettre en route à l'école de Marie, à l'écoute d'une Parole : « Réjouis-toi ». Malheureusement, suite aux dernières évolutions sanitaires, ce pèlerinage est annulé (nous l'espérons, reporté à l'année prochaine).

- - Huit jours plus tard, un double événement lors de l'eucharistie du dimanche 11 octobre, unique messe du jour. Ce sera la messe de rentrée de la paroisse, à St Christo-en-Jarez, terre natale de St Jean-Louis BONNARD. Des membres de la famille Bonnard et des pèlerins qui se sont rendus récemment au Vietnam participeront à notre célébration.
Là encore, la prolongation de la journée par un repas et des échanges est compromise.

- Les textes que la liturgie nous propose ce mois résonneront aussi "mission" :

* Le 1er dimanche d'octobre, nous entendrons : « c'est Moi qui vous ai choisi afin que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure ».
* Le 2ème dimanche c'est : « Allez à la croisée des chemins ; tous ceux que vous trouverez, invitez-les », qui nous sera proposé.
* le 3ème dimanche, c'est par une participation active à faire vivre l'activité missionnaire de l'Eglise, dimanche de la Mission Universelle. La quête de ce jour sera réalisée pour les Œuvres Pontificales Missionnaires. Nous pourrons entendre : « rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ».
* Le 4ème dimanche, enfin, invitation nous sera faite – et fête tout autant – « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu... » et « Ton prochain comme toi-même ».

Ce mois missionnaire qui s'invite dans notre année liturgique peut aussi être l'occasion de répondre à l'appel de vivre un temps de rencontre, un redémarrage en Fraternité Locale Missionnaire, fraternités souhaitées par notre évêque, pour nous préparer à vivre le jubilé de notre diocèse en 2021.

Mais ne nous détrompons pas ; il ne s'agit pas pour autant de faire, plus que d'être, pour devenir missionnaire. Nos aînés, qui n'ont plus toujours toute l'énergie pour rejoindre notre communauté peuvent grandement nous accompagner et « communier » à la même Mission, par le soutien de leur prière. Rappelons-nous, la « Petite Thérèse » est patronne des missions, sans jamais être sortie de son carmel. Nous pouvons aussi les rejoindre… par cette même veine.

« En famille, en peuple, en Eglise », répondons à l'appel à savoir « sortir » pour aller à la rencontre des hommes et des femmes de notre temps, des plus fragiles, des plus faibles, de chacun, non en conquérants sûrs de notre fait, mais toujours dépouillés de nos certitudes pour accueillir l'inattendu de toute rencontre… Une Eglise – déjà - ardente et fraternelle.

Philippe NEEL
Diacre

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