L'édito du mois de juillet / août 2022

Une aventure s’achève, une autre va commencer...

Nous voici arrivés au terme d’une belle aventure qui aura duré cinq ans et au cours de laquelle, de manière consciente et avec persévérance, nous avons travaillé ensemble à la bonne marche et à la croissance matérielle et spirituelle de notre Communauté paroissiale. Alors que le temps passe si vite et que le jour où nous allons nous dire au revoir pointe déjà à l’horizon, nos sentiments se mêlent de tristesse et de joie. De tristesse parce que, comme le dit bien Bouddha, «la séparation est douleur» et cela est vrai lorsque nous pensons à tout ce que nous avons vécu ensemble, les bons moments partagés ainsi que les difficultés surmontées en nous serrant les coudes. De joie car, d’après Ecclésiaste, «mieux vaut la fin d’une chose que son commencement » (Ecclésiaste 7, 8)

En effet, en quelque domaine que ce soit de la vie humaine, si nous sommes généralement conscients de la façon dont nous mettons en place une activité, nous demeurons pourtant ignorants, sans aucune certitude, quant à la manière dont elle se terminera. Une chose est en ce sens le début d’une action ou d’une oeuvre, une autre en est la fin ou l’aboutissement. Entre les deux pôles il y a une distance à parcourir, des difficultés à affronter, des efforts constants à fournir, mais également de petites victoires à remporter progressivement dont la somme culminera dans la victoire finale. La fin d’une chose, surtout lorsqu’elle est heureuse, apporte une certaine satisfaction, tout simplement parce qu’on a été fidèle à sa mission ou qu’on a accompli son devoir d’état. Et même quand elle se solde par un échec, elle n’est pas pour autant une fin malheureuse pour celui qui sait tirer des leçons de tout ce qui lui arrive.

En examinant attentivement ces cinq années passées ensemble, une vérité s’impose à notre conscience : «ce que Dieu dit, il l’accomplit. Et lorsqu’il nous envoie en mission, il nous précède de telle sorte que ce qui est fait par nous devient finalement comme accompli par lui-même ». Dans cette perspective, c’est à lui que nous devons tout, nos réussites mais aussi nos ratés, conscients que même dans nos faiblesses, son amour nous accompagne toujours comme l’apôtre Paul l’a si bien dit : «Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort car la puissance de Dieu s’accomplit dans la faiblesse» (Co 12 , 10)

Arrivés à ce point, nous ne pouvons qu’unir nos voix à celle du psalmiste pour crier à pleine gorge : «Mon âme, bénis l’Eternel et n’oublie aucun de ses bienfaits» (Ps 103, 2). Et nous disons un grand merci à nous tous et aux autorités de notre diocèse pour ce que chacun a donné afin que notre paroisse soit réellement une communauté vivante, en même temps que nous souhaitons la bienvenue et un fructueux ministère au nouveau pasteur qui nous est confié par la grâce de Dieu et la bienveillance de notre Père évêque.

Bonnes vacances à tous !

Père Floribert MULUMBA MUAMBI


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