L'édito du mois d'octobre 2022

Qu’est-ce que l’Evangélisation ?

Une communauté paroissiale est comme le clocher au milieu du village : elle a pour mission de dire notre existence, et d’inviter à regarder « le ciel » afin de rappeler la présence aimante de Dieu pour tous les hommes, quels qu’ils soient. Voilà un premier signe.

En sillonnant les routes des collines verdoyantes pour rejoindre les communes de la paroisse, je trouve magnifique ces églises bien visibles et qui ne passent pas inaperçues. Merci à ceux et celles qui permettent un accueil, une porte ouverte, des fleurs pour dire la bienvenue. C’est le deuxième signe.

Mais il est nécessaire d’aller au-delà des pierres visibles pour y rencontrer des chrétiens qui ont toujours ce souci de témoigner de l’Église vivante. Je rends grâce pour ces personnes que j’ai rencontrées depuis mon arrivée comme curé de la paroisse. C’est le troisième signe.

Il faudra aller encore plus loin pour un quatrième signe, celui d’élargir notre tente. La lettre de notre évêque Mgr Bataille « jetez les filets » peut nous y aider. Je vous encourage à la lire.

A l’approche de la fête de St François d’Assise le 4 octobre, je vous suggère ce beau texte à votre méditation. Ce texte ne donne pas une annonce explicite de la foi, mais nous invite à un témoignage implicite et à répondre à un aspect : Qu’est-ce que l’Évangélisation ?

Texte de Eloi Leclerc, franciscain, dans son livre Sagesse du pauvre :

« As-tu réfléchi à ce que c’est qu’évangéliser un homme ? Évangéliser un homme vois-tu, c’est lui dire : toi aussi, tu es aimé de Dieu dans le Seigneur Jésus. Et pas seulement lui dire, mais le penser réellement. Et pas seulement le penser mais se comporter avec cet homme de telle manière qu’il sente et découvre qu’il y a en lui quelque chose de plus grand et de plus noble que ce qu’il pensait, et qu’il s’éveille ainsi à une nouvelle conscience de soi. C’est cela, lui annoncer la bonne nouvelle.
Tu ne peux le faire qu’en lui offrant ton amitié. Une amitié réelle, sans condescendance, faite de confiance et d’estime profonde. Il nous faut aller vers les hommes. La tâche est délicate. Le monde des hommes est un immense champ de lutte pour la richesse et la puissance. Et trop de souffrances et d’atrocités leur cache le visage de Dieu. Il ne faut pas qu’en allant vers eux, nous leur apparaissions comme une nouvelle espèce de compétiteurs. Nous devons être au milieu d’eux des témoins pacifiés du Tout Puissant, des hommes sans convoitise et sans mépris, capable de devenir réellement des amis. C’est notre amitié qui leur fasse ressentir qu’ils sont aimés de Dieu et sauvés en Jésus-Christ ».

Laissons-nous toucher par ce texte.

Jean Yves LEBOEUF, Curé de St Jean Louis du Levant.


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